Je vais bien, ne t’en fais pas.

Ça fait déjà un petit moment que je n’étais pas venu poser mes maux par ici.

Des semaines, des mois où je ne suis pas vraiment en forme. Je traîne une mauvaise fatigue ou les bactéries s’accrochent volontiers depuis mi novembre. Alors chacun notre tour avec Valentin nous partageons nos virus. Non stop chaque semaine après l’autre.

Nous avons commencer 2019 comme nous avons fini 2018, malade mais ensemble.

Mais voilà, cette année je n’ai pas vu de réel changement d’une année sur l’autre. Par ma faute.

J’ai laissé s’installer une fatigue, une de celle qui agisse aussi malheureusement sur l’esprit. Invisible, discrète et pourtant bien présente. Une de celle qui te font oublier ce que tu veux vraiment. Celle qui te font freiner à plein fer tes envies pour la suite.

Alors voilà des mois que je m’enfonce gentiment mais sûrement dans cette fatigue.

Pas de grandes envies, pas de réel besoin. Je tente tant bien que mal de me concentrer sur valentin. C’est déjà pas mal me diriez vous. Mais ce n’est pas suffisant à notre épanouissement. Je le sais, j’en suis consciente.

Je sais ce qui ne va pas. C’est une grosse partie du job alléluia. Malheureusement je nie yeux grand ouvert ce que je dois faire pour aller mieux.

Au quotidien, y’a des petits cailloux qui te blessent, y’a les plus gros qui te font trébucher. Ces derniers jours j’ai eu droit aux deux catégories. Ça fait si longtemps que je suis à fleur de peau que j’ai presque l’impression finalement d’avoir toujours été comme ça. Avec les larmes aux coins des yeux pour tout. Avec les années je pensais sincèrement réussir à canaliser ce mélange de sentiments qui m’obligent très souvent à réagir au quart de tour, mais non. Ce n’est toujours pas le cas à 31 ans. Je m’en veux tellement si vous saviez quand je réagis si mal. Ça me rend malade d’être comme ça et pourtant c’est plus fort que moi.

Ma vie n’est pas un long fleuve tranquille, comme tout le monde c’est évident. Mais voilà depuis quelques mois la solitude a pris toute la place. Petit à petit je n’ai plus réussi à partager ce que j’avais sur le cœur avec mes proches. Pour certains, de peur de les faire s’inquiéter pour rien, les parents qui me déchargent déjà énormément en gérant Valentin pratiquement tous les vendredis soir et samedi matin, ont leur vies et ne peuvent/doivent pas en gérer plus. Ce n’est pas leur rôle. Les grands parents, aussi volontaires et présent soit ils s’inquiètent forcément encore plus que les autres. Mes amis ? Ils ont leur vies avec leurs hauts et leurs bas, des enfants à gérer, des projets à suivre. Et voilà comment j’ai fini par me renfermer sur moi, sur nous pour éviter de dire que ça ne va pas.

J’ai toujours eu pour habitude de porter fièrement ma carapace dorée, celle où je souris, ris et use des mots pour faire rire. Ahhh elle est chouette cette carapace. Mais certains jours elle pèse drôlement.

Voilà un an que je me réfugie dans la nourriture pour compenser et il est temps d’arrêter les bêtises. Il est grand temps de me (re-re) prendre en main. Oula je vous vois venir je ne vais pas arrêter de m’alimenter ou commencer un régime à base de graines je suis bien trop gourmande pour ça. Mais juste limiter les plaisirs, arrêter le grignotage intempestif de kinder au bureau par exemple..

Dans un autre registre avec un malaise grandissant à titre professionnel où je vis de plus en plus difficilement chaque nouvelle journée j’ai pris des décisions pour changer les choses.

Projeter mes envies de voyage avec Valentin pour me donner des objectifs concrets. Alors avec des envies de Mexique, de Grèce, de Maroc, du Canada mais encore et toujours de la côte atlantique y’a de quoi faire. Il est et restera ma priorité de chaque instant. À moi de ne pas m’oublier, si je suis bien il le sera également.

Il n’est pas facile moralement de tout mener de front, mais le quotidien me fait me renfermer pour le surmonter. Je fais pourtant de mon mieux. Toujours.

Cette semaine de vacances avec la grippe m’a confronté à ma réalité, cette fatigue. Alors je me suis promis d’arrêter de fermer les yeux et d’agir.

Je vais bien, ne t’en fais pas.

Bisous doux

Camillou

2 commentaires sur « Je vais bien, ne t’en fais pas. »

  1. Je les reconnais ces moments de grande lassitude, où on n’en peut plus de donner le change, où tout ce qu’on voulait mettre à distance nous revient dans la gueule puissance 1000…
    Step by step! Tu as le plus plus beau et motivant des moteurs : ton fils. Je te trouve admirable et forte. Je te souhaite que le meilleur se réalise pour toi, pour vous…
    Bises

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  2. Je me reconnais dans tes mots/maux, ce sentiment de grande fatigue, de solitude et de frein à partager tout ça pour ne pas inquiéter/ennuyer. Un enfant prend beaucoup de place, beaucoup de bonheur évidement mais aussi beaucoup de fatigue et de soucis. J’espère que tu trouveras vite ton équilibre professionnel, le changement de boulot a beaucoup aidé pour moi. Je te souhaite du bonheur surtout

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