Fuc**** mère parfaite!! #instants volés

C’est quoi être une mère parfaite en 2018 ?!

Vous avez tellement réagi à mon post à ce sujet sur Instagram, aussi bien en commentaires qu’en messages privés et étonnement, même par emails, que ça me fait réfléchir encore plus sur le sujet.

J’ai eu des messages de mamans compatissantes qui m’ont expliqué ressentir la même chose et pourtant je n’imaginais pas une seule seconde qu’elles pouvaient faire parties du club très serré des « mamans imparfaites ».

Alors justement c’est quoi être une mère parfaite aujourd’hui ?

Je ne suis pas ici pour soulever quelconque débat, les réseaux sociaux le font pour nous. C’est justement aussi ces derniers qui nous obligent à rentrer dans cette case de la mère parfaite.

Allaiter son enfant, être adepte du portage et non d’une poussette, la motricité libre qui bannit les parcs/transat/ porteurs et cie. Être une adepte de la DME (diversification alimentaire menée par l’enfant), les petits pots/repas maison, les sièges auto dos à la route jusqu’à leur majorité, les couches lavables, l’utilisation des méthodes Montessori, les milliards d’activités manuelles, l’interdiction d’interdire, pas de fessées, pas de punitions mais pas de félicitations non plus. Bref ! Je pourrais continuer encore longtemps.

Alors je vous arrête tout de suite je suis comme vous, quand je fatigue, je cris/je râle/ je souffle, je dis même des gros mots (ouuuuouuu jetez-moi la pierre). Quand je rentre du travail et que ma deuxième journée (de maman) commence, qu’il faut enchaîner le bain, le repas, les câlins, les histoires re les câlins et enfin le dodo tout ça en moins d’une heure et demi et bien entendu tout ça dans le calme… Qu’on soit d’accord je prie pour que l’heure du dodo arrive vite ! Il me tarde de manger un bout, me faire couler un bain et boire un verre de vin (qui n’en rêve pas ??). Mais au lieu de ça, la soirée ne se passe absolument pas comme prévue. Valentin est fatigué, excité et voudrait juste jouer avec sa maman fatiguée. Le coucher dure un siècle et demi et finalement je finis par lâcher prise et me coucher avec lui dans son lit. Et devinez quoi ? Je n’ai plus du tout envie de sortir de ce lit. Je voudrais que le temps s’arrête, je voudrais arrêter de penser que mon dîner refroidit, que j’ai une lessive à étendre et une à ranger, que j’ai au moins trois textos de mes copines non lus sans compter celles que je n’ai pas appelées alors que j’avais promis…

Ma vie sociale ? C’est le néant. Bien sûr, j’ai des amis formidables, mais entre les lapins quand Valentin est malade, puis quand c’est mon tour, puis les repas de famille qui se greffent, puis la fatigue, le budget qui crie famine etc, je ne sais toujours pas comment ils me supportent encore tiens. Le pire dans tout ça ? Ma vie sentimentale… La mère parfaite, elle, elle est heureuse la co*******. Moi je me contente de rêver d’une vie à deux (trois) d’imaginer comme c’était avant quand je me sentais aimée, désirée, chouchoutée.

Une mère parfaite c’est celle qui arrive à conjuguer sa vie de femme, de mère, sa vie professionnelle, son amoureux, sa famille sans un seul accros, alors y’en a par ici ??

BOUHHHHH LA MYTHO. 😜

On est toutes des mères parfaites aux yeux de nos enfants et ça qu’on soit honnêtes, c’est le plus important. On aura beau leur dire non, les gronder, leur donner à manger de l’industriel, leur refuser du kinder (Ben quoi ?! Je l’ai déjà mangé) leur autoriser 30 min de TV (c’est mal), à la fin de la journée ce qui compte pour eux c’est le temps que vous leur consacrerez sans cris, sans larmes, sans téléphone, juste du temps pour eux où ils se sentiront aimés.

Je tiens à vous remercier pour tous vos mots ces dernières semaines, ce n’est pas toujours facile de survivre à ce rythme infernal et quand le moral est morose, vous m’aidez, vous me faites rire, mais surtout vous me soutenez. Alors merci du fond du cœur d’être là pour moi, pour nous.

Je vous embrasse le plus fort du monde.

Camille

« Tu verras quand tu sera maman » #instants volés

Cette phrase si souvent entendue avant d’avoir Valentin, avant même d’imaginer un jour être maman tout court.

Cette phrase capable de me faire disjoncter sans vraiment pouvoir vous expliquer pourquoi. Je me souviens de la dernière fois que ma meilleure amie Julie me l’a dite. Elle était maman depuis quelques mois à peine et nous préparions l’anniversaire surprise de son amoureux. Pour cela, elle faisait garder pour la toute première fois sa fille (ma filleule) chez ses parents. (Que celles qui se souviennent de la première nuit loin de son si petit bébé lèvent la main 🤚). Elle était stressée, tendue, anxieuse, et ne rêvait que d’une chose : retrouver sa poupée jolie. J’étais bien loin d’imaginer ce qu’elle ressentait vraiment. Je pensais comprendre, et même plus : savoir ce qu’elle vivait mais ce n’était qu’une infime partie.

Lorsqu’on est maman, nous avons cet amour inconditionnel et sans limite, cette flamme qui vous pousse à vous dépasser mais cette flamme devient aussi votre plus grosse faiblesse. Je ne pensais pas avant Valentin qu’il était possible d’aimer autant, qu’il était possible de perdre autant de temps à regarder son enfant dormir, passer de longues minutes à faire le clown pour rendre le sourire à votre bébé (souffrant de ses dents pour la toute première fois), qu’on pouvait se dépasser chaque jour un peu plus pour tout gérer, mais surtout qu’on pouvait aussi préférer une soirée à jouer avec son bebe plutôt qu’une soirée avec les copains.

Quand on dit qu’un enfant ça change la vie, ce n’est pas une blague hein. Je ne parle pas de l’organisation, ni des nuits plus courtes (ça dépend des bébés) ni même de vos caddies qui se transforment, ou encore moins de vos paniers zara où il n’y a plus rien pour vous, mais de votre vie d’avant. Celle où vous étiez libre de vos mouvements, où vous n’aviez de compte à rendre à personne, où vous n’aviez pas besoin d’anticiper le repas/les couches/la place pour la poussette/le coucher/le bruit/l’agitation et j’en passe et des meilleures. Alors oui, certains de vos amis seront toujours là, vous les découvrirez sous un nouveau jour, encore plus présents et compréhensifs qu’avant et puis il y aura les déceptions, les claques nécessaires à ce changement de vie. Et vous deviendrez alors cette maman qui balance le plus sincèrement du monde sans anticiper le moins du monde la réaction en face : « tu verras quand tu seras maman »!

Cette phrase si souvent entendue avant d’avoir Valentin, avant même d’imaginer un jour être maman tout court.

Tout récemment dans une énième conversation à cœur ouvert avec ma Julie (ma plus vieille amie, la plus douce, sincère et véritable sœur de cœur, marraine de mon Valentin, maman de ma filleule, partner in crime depuis toujours) où nous reparlions justement de cette fois où j’ai entendu pour la dernière fois cette punchline, elle a rajouté quelque chose de très juste : « Mais ça ne s’arrête pas là. Quand tu es maman, ensuite tu entends : « tu verras quand tu en auras deux ».

Alors je vous arrête tout de suite, je vous vois venir, je ne veux rien changer de plus à ma vie. Ce Tetris géant entre le travail, Valentin, la maison, les amis, la famille et le mini temps libre rien que pour moi je ne veux/peux plus rien changer. Premièrement tous mes amis présent dans ma vie aujourd’hui je veux les garder, je ne suis pas parfaite, j’ai pleins de jolis défauts mais je fais toujours toujours de mon mieux. Et l’amitié justement à mon sens c’est d’être présent, compréhensif dans les premières années après la naissance d’un enfant. Ces amis qui sont présents ces premières années, croyez moi, seront là pour toujours. S’ils sont là aujourd’hui, qu’ils connaissent tes défauts et t’aiment quand même, garde-les ce sont des amis en Or.

Ps: Je profite de cet article pour remercier du fond du cœur Julie, Charley, Blandine, Charline, Marine, Sophie, Emilie, Vanessa, Charlene, Marjorie, Jeanne et tous les autres présents depuis le début, près à prendre la voiture pour venir chercher Valentin. Ceux qui connaissent TOUS mes défauts mais qui m’aiment quand même. Qui savent que je fais du mieux que je peux et qui sont conscients que j’essaie toujours de me rattraper quand je dérape.

Les amis sont là dans les mauvais comme dans les bons moments, pas l’inverse.

Ps Bis: Pour tous ceux qui nous ont tourné le dos, qui n’ont pas voulu comprendre notre contexte, sa difficulté et les mois si compliqués cette année vous avez eu raison de fuir. Vous ne méritez pas notre amour, notre amitié et notre temps si précieux. Par contre vous pouvez être sûres que lorsque vous serez maman à votre tour et peu importe le contexte vous aurez une pensée pour moi : « Merde ! Elle avait raison. ».

Avec tout mon amour,

Camille

Trouver sa place… #instants volés

Pendant la grossesse, j’aimais imaginer ma vie lorsque Valentin arriverait, j’aimais me projeter dans ce que serait notre vie à deux.
Et puis il est arrivé, trois semaines avant la date prévue. Pour mon plus grand bonheur, bien entendu.
Et j’ai commencé à réaliser que tout allait changer.
Evidemment, j’étais déjà consciente de tout ce qui changerait, tout ce que je devrais adapter. Mais j’étais loin du compte, surtout par rapport aux autres.
Notre quotidien est rythmé, minuté, pour survivre. Tout (ou du moins, j’essaie) est anticipé pour gagner le plus de temps possible.
Les seules choses que je ne pouvais pas anticiper, ce sont les réactions, les attitudes, les comportements de ceux qui nous entourent.
Je pourrais vous parler longuement de ces moments qui m’ont blessé depuis qu’il est là et qui m’ont permis d’adapter nos sorties entre amis, nos repas en famille, nos vacances.
Avec l’arrivée de Valentin, j’ai pris conscience de beaucoup de mes défauts. Je suis têtue, obstinée, fière mais surtout je peux être très fermée.
Depuis qu’il est là, je n’ai aucun mal à dire quand les choses ne me conviennent pas, quand je me sens blessée, touchée.
Je suis Maman, la Maman de Valentin et je refuse qu’on me dise comment il doit manger, boire, jouer, sauter, courir, respirer. Je suis là pour ça!
Avoir un enfant, c’est ouvrir la fenêtre à toutes sortes de réflexions.
Vous allez trouver sur votre passage tous ceux qui sont experts en la matière, qui vous donneront des cours d’éducation, ceux qui tenteront d’éduquer à votre place (pour mon plus grand bonheur 😡), les donneurs de leçons et j’en passe… À vous de trouver en tant que parent votre place, mais aussi de trouver la force d’affirmer vos choix, vos opinions. On doit tous trouver sa place dans cette nouvelle vie. Chacun à sa place, chacun son rôle.
Certes, certaines de ces remarques ne sont pas dites avec méchanceté mais sont souvent juste maladroites. En étant maman solo, les gens se permettent souvent des commentaires auxquels je n’aurais pas eu droit si nous évoluions avec Valentin sur un schéma plus classique: papa+maman+bébé. Etre le seul parent référent crée une volonté chez les autres à prendre la place du parent absent. Mais Valentin n’en a pas besoin, je n’en ai pas besoin. J’ai appris à solliciter lorsque j’avais besoin.
À mon sens, il n’y a pas de meilleure manière d’élever son enfant. Pas une meilleure qu’une autre. La plus sensée, la plus efficace ? C’est la vôtre!

Avoir un enfant, c’est assumer ses choix, ses convictions. On ne naît pas parent, on le devient tous les jours, un peu plus.
Valentin m’apprends chaque jour davantage qui je suis et ce que je veux pour Lui.
N’ayez pas peur de taper du point sur la table, vous seul savez ce qui est bon pour votre enfant.

Je n’en veux à personne, je ne suis fâchée contre personne; si j’ai besoin d’aide, je sais maintenant en demander. En attendant la maman, le parent à double casquette, le parent unique, la Mampa, c’est moi!

Camille débordant d’amour pour sa canaille. ♥️